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Comprendre les terreurs nocturnes chez le bébé

Bien plus violentes que les cauchemars, les terreurs nocturnes, souvent vécues par les nourrissons et bébés de tout âge, représentent un obstacle très difficile à surmonter pour les jeunes parents. Voir leur enfant crier, hurler, pleurer en plein milieu de la nuit sans pouvoir agir est généralement un supplice difficile à appréhender. Voici quelques conseils pour mieux comprendre et combattre les terreurs nocturnes chez le bébé.

Quelle différence entre cauchemars et terreurs nocturnes

Alors que les cauchemars interviennent lors du sommeil paradoxal (REM), aussi appelé sommeil rêveur et qui se produit généralement dans le dernier tiers de la nuit, les terreurs nocturnes, elles, ont plus souvent lieu au cours du premier tiers de la nuit, lors du sommeil profond, non-rêveur (non-REM). Ainsi, l’enfant atteint d’une terreur nocturne est pris dans une sorte de zone crépusculaire entre le sommeil et l’éveil, une transition habituellement douce que nous faisons chaque nuit entre les différentes phases du sommeil mais qui, ici, vient se traduire par une terreur nocturne.

Les réactions lors d’une terreur nocturne

C’est pour cette raison que l’enfant peut alors soudainement se mettre debout dans son lit, hurler, gémir, crier, pleurer, voire avoir des réactions brusques et agressives envers lui-même ou les personnes qui l’entourent, sans même avoir conscience de la présence de ces derniers. Il peut également se rendormir aussi soudainement, après quelques minutes à une heure de terreur, sans avoir aucun souvenir de l’épisode passé à son réveil.

Comment reconnaître une terreur nocturne ?

Selon Jodi A. Mindell, experte du sommeil et auteur de Sleeping Through the Night, pour faire la différence entre un cauchemar et une terreur nocturne, il faut se demander qui est le plus contrarié le lendemain matin : si l’enfant est toujours agité, il s’agissait alors probablement d’un simple cauchemar, car il s’en souvient, même très vaguement. Alors que dans le cas d’une terreur nocturne, l’enfant n’a aucun souvenir de sa crise, et elle persiste souvent bien plus longtemps chez le parent qui a pu l’observer que chez le nourrisson qui l’a vécue.

Les terreurs nocturnes sont-elles courantes ?

Oui, les terreurs nocturnes sont très courantes et peuvent survenir jusqu’à l’âge de 12 ans en général. Selon une étude portant sur 2 000 bébés et jeunes enfants, plus de 40% des bébés de 2 à 6 ans sont ou ont déjà été victimes de terreurs nocturnes.

Que faire en cas de terreur nocturne ?

A l’image des crises de somnambulisme, il ne faut surtout pas essayer de réveiller un enfant pris d’une terreur nocturne, ni essayer de la calmer physiquement, en le prenant dans vos bras par exemple, ce qui pourrait le rendre encore plus agressif. En revanche, bien qu’il n’ai pas conscience de votre présence, son inconscient reste à l’écoute et des paroles calmes, voire une berceuse, peuvent faire leur effet. Quoi qu’il en soit, attendez-vous à ce que vos efforts soient repoussés : la seule chose à faire et d’attendre que la tempête se calme.

Prévenir les conséquences des terreurs nocturnes

Comme pour un enfant affecté par des crises de somnambulisme, bien que vous ne puissiez pas agir lors de la crise elle-même, vous pouvez tout de même anticiper certaines de ses conséquences. Prenez les précautions nécessaires pour que l’enfant ne se blesse par lors de ses terreurs, en courant la tête de lit pour ne pas qu’il se cogne par exemple, ou en plaçant des couvertures au pied du lit au cas où il en viendrait à tomber. Les terreurs nocturnes pouvant être accompagnées elles-aussi de crises de somnambulisme, prenez soin de ne laisser aucun jouet traîner sur le plancher, de placer une barrière en haut des escaliers et de vérifier la bonne fermeture des portes et des fenêtres extérieures.

La technique du réveil programmé

Une des techniques suggérées par les médecins pour combattre les terreurs nocturnes chez l’enfant et de mettre en place un planning de réveil programmé, c’est-à-dire qu’après avoir observé et analysé le sommeil du bébé, les parents vont pouvoir définir si les terreurs nocturnes se produisent selon un schéma régulier, et réveiller doucement et brièvement le nourrisson 15 à 20 minutes avant l’heure habituelle où surgissent les terreurs. De cette manière, et avec le temps, l’enfant pourra même en venir à se réveiller tout seul pour éviter les crises. Mais attention, cette technique reste encore expérimentale, et il se peut qu’en essayent de réveiller le bébé, si celui-ci est un peu en avance sur son cycle habituel, les parents déclenchent en fait la terreur. A effectuer avec précaution, donc.

Les traitements homéopathiques

L’homéopathie peut également venir en soutien aux parents d’enfants atteints de terreurs nocturnes. Aconite, Arsenicum, Belladone, Camomille, Phosphore… Les traitements homéopathiques pour le réglage du sommeil chez l’enfant sont nombreux. A vous de demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien pour trouver le traitement qui s’avérera le plus efficace sur votre bébé.

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