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Découverte scientifique : un gène serait à l’origine des troubles de l’érection

C’est une étude très sérieuse, publiée dans le 8 octobre dernier dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), qui met en évidence le lien entre certains dysfonctionnements érectiles (environ un tiers) et une variation génétique présente chez certains hommes. Une découverte qui ne change pas radicalement le monde, mais qui ouvre la porte à de nouveaux traitements.

Les différentes causes des troubles de l’érection

Les troubles de l’érection ont des causes différentes et des conséquences différentes sur la sexualité. Certains sont, par exemple, accompagnés d’une diminution de la libido quand le problème est neuronal. D’autres, à l’inverse, sont extrêmement frustrants puisque le désir reste intact, mais qu’il est impossible de l’assouvir.

Les chercheurs connaissaient déjà de nombreuses causes aux dysfonctionnements érectiles, comme le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires comme l’hypertension et certaines maladies neuronales. Désormais, ils ont découvert un locus du gène SIM1 qui augmenterait de 26 % les risques d’impuissance, notamment parce qu’il joue un rôle majeur dans la régulation du poids corporel et du fonctionnement sexuel.

Un tabou encore trop répandu

Aujourd’hui, les hommes souffrants ou ayant souffert de troubles érectiles sont nombreux. Cependant, un tabou pèse sur le sujet et empêche la recherche de progresser plus rapidement. Pourtant, ces problèmes ne sont pas toujours une fatalité, même pour le plaisir de la partenaire qui peut être facilement comblé avec un gode ceinture creux vibrant.

En effet, la sexualité est composée de bien des visages et aucun ne devrait être considéré comme absolu ou incontournable. Il est tout à fait possible, pour deux amants, de prendre du plaisir même pendant une période de troubles érectiles. Il suffit d’accepter l’aide de certains jouets sexuels et d’avoir l’esprit suffisamment ouvert pour réinventer sa sexualité le temps de régler le problème.

De nouveaux traitements en vue ?

Avec l’annonce de cette découverte, on se demande immédiatement si elle prévoit de nouveaux traitements pour soigner ses hommes que la science n’a pas encore pu aider. Effectivement, les traitements contre l’impuissance sont nombreux et ils s’attaquent souvent au problème responsable de l’impuissance (cholestérols, diabète, etc.) plutôt qu’à l’impuissance elle-même.

Cependant, ces traitements ne fonctionnent pas sur la moitié des patients traités. D’ailleurs, beaucoup de patients atteints des causes connues d’impuissance ne souffrent pourtant d’aucun dysfonctionnement érectile. Les chercheurs sont donc impatients de pouvoir développer des applications concrètes et médicales liées à cette découverte majeure qui pourrait aider la moitié des personnes atteintes.

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