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Informaticien dans la police judiciaire : la lutte contre la cybercriminalité

Que fait un informaticien et dans quelles branches ce professionnel peut-il exercer son métier ? La réponse à cette question est vaste. En effet, un professionnel en informatique peut travailler comme indépendant, dans une agence ou chez l’annonceur. Toutefois, la police judiciaire (ou PJ) offre également des possibilités de carrière. En quoi consiste cette profession ? Quel est le parcours de l’informaticien après recrutement dans la police judiciaire ? Explications.

Le métier d’informaticien au sein de la police judiciaire

L’informaticien exerçant pour la PJ a pour objectif de lutter contre la cybercriminalité, c’est-à-dire l’ensemble des infractions pénales susceptibles de se commettre à l’aide d’un système informatique en réseau, par exemple:

  • Les infractions relatives aux TIC (technologies de l’information et de la communication) : les atteintes aux systèmes de traitement des données personnelles, aux cartes bancaires…

Les infractions apparentées à la pédopornographie, incitant au terrorisme ou à la haine raciale sur Internet, mais également celles portant atteintes via les TIC aux personnes privées ou publiques ou à des biens.

  • Le blanchiment d’argent, la contrefaçon ou les violations des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle via Internet ou toutes autres technologies de l’information et de la communication sont également des infractions de cybercriminalité.

 

On retrouve donc au sein de la police PJ de nombreux services visant à lutter contre la cybercriminalité, composés d’informaticiens spécialisés dans ce domaine d’activité.

Quel est le profil recherché par la PJ ?

Bien sûr, les unités de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire recrutent des experts en informatique, pouvant justifier de connaissances appropriées. Toutefois, d’autres qualités et compétences sont nécessaires, afin d’envisager un recrutement :

  • Des qualités d’enquêteur : disposer de capacité d’investigation pour devenir informaticien dans la PJ est indispensable. Nous verrons un peu plus tard qu’il est recommandé de passer le concours de gardien de la paix.
  • Un profil psychologique adapté : les informaticiens spécialisés en cybercriminalité seront amenés à remonter un réseau pédopornographique ou à visionner des images dures et parfois choquantes. De ce fait, le professionnel doit faire montre de sang-froid.
  • Des connaissances en droit : en plus d’étudier l’informatique, l’expert en cybercriminalité dispose d’une formation adaptée en droit. En effet, un informaticien exerçant pour la police judiciaire doit maîtriser les modalités du Code pénal, ainsi que le champ infractionnel sur Internet, en plus des nouvelles technologies.

Le parcours pour devenir informaticien dans la police judiciaire

Avant toute chose et en plus des connaissances indispensables en informatique, ce professionnel doit passer avec succès le concours de gardien de la paix. Celui-ci se compose d’une épreuve écrite, de tests psychotechniques et physiques. D’autre part, pour envisager une inscription, il est indispensable d’avoir obtenu le baccalauréat. Vous pourrez alors gravir les échelons au sein de la police et, grâce à l’obtention d’une licence, devenir officier de police.

Vous l’aurez compris, il est préférable de se lancer dans une carrière de policier, avant de postuler à un poste au sein d’une unité dédiée à la cybercriminalité. Un officier de police judiciaire, une fois formé aux méthodes de lutte contre la criminalité sur Internet, pourra se lancer dans une carrière d’informaticien dans la PJ.

De plus, comme nous l’avons précisé plus haut, une formation en droit est indispensable pour exercer cette profession. Le métier d’informaticien spécialisé en cybercriminalité est accessible à tous les policiers, sans distinction de statut, même si les officiers sont généralement favorisés.

Les autres métiers de l’informatique dans la police

Les carrières d’informaticien au sein de la police sont nombreuses, voici quelques exemples :

  • Technicien informatique pour la police scientifique : ce service de police a pour objectif de relever les empreintes digitales et ADN, mais également d’analyser le matériel informatique servant de preuve, lors des diverses enquêtes judiciaires. Pour accéder à ce poste, des connaissances techniques pointues en informatique sont indispensables.
  • Ingénieur informatique dans la police scientifique : accessible avec un bac +4 ou un bac +5, la carrière d’ingénieur informatique dans la PJ implique de réaliser des analyses techniques du matériel informatique prélevé lors des enquêtes. L’ingénieur est généralement le supérieur hiérarchique du technicien.
  • Ingénieur/technicien réseau : ici, le professionnel ne prendra aucunement part au déroulement d’une enquête, mais s’assurera du bon fonctionnement du réseau informatique du commissariat de police pour lequel il travaille.
  • Ingénieur en génie logiciel : cet informaticien est rattaché au Ministère de l’Intérieur. Il aura pour objectif de créer, d’améliorer et de maintenir les logiciels utilisés au sein de la police. Dans ce cas, comme pour le métier d’ingénieur ou technicien réseau, il n’est pas nécessaire de passer par le concours de gardien de la paix. Justifier d’une formation et d’une bonne expérience dans l’informatique est généralement suffisant.
  • Administrateur systèmes et expert en base de données : il s’agit ici de mettre en place des systèmes informatiques spécifiquement conçus pour les forces de police, permettant de collecter des données.
  • Ingénieur ou expert en sécurité informatique : ce professionnel exercera dans ce cas au service du Ministère de l’Intérieur, des renseignements généraux ou de l’armée.

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